15.03.18

Le pétrole en Tunisie : une source de revenus pour l'état ?

Source de revenus
Le pétrole en Tunisie : une source de revenus pour l'état ?

La Tunisie est l'un des pays d'Afrique maghrébins qui sont investis dans la production des hydrocarbures, pétrole brut et gaz naturel. Elle se hisse en deuxième place pour le revenu par habitant et pour le niveau de développement dans la liste des pays du Maghreb. Son économie repose en partie sur pétrole, bien que ses ressources naturelles soient modestes.

La production pétrolière débute dans les années 1966 et connait des baisses en continu. L'état tunisien a récemment pris des mesures pour remettre le secteur sur les rails, et c'est certainement pour une bonne raison.

L'état des lieux du secteur pétrolier

L'exploitation des premiers gisements pétroliers tunisiens a débuté en 1966, avec une production journalière qui avoisinait les 120.000 barils. Ce rendement a progressivement chuté jusqu'à atteindre 100.000 barils/jours en 2010 et 40.000 Barils/jour en 2017. Une baisse en continu qui s'explique par le manque de volonté des politiques, qui ne font pas un environnement favorable aux investisseurs selon l'institut géologique Global Petroleum Servey (GPS).

La production pétrolière est au ralenti et des investisseurs de la trempe de Tarek Bouchamaoui leader de la société HBS International, sont plutôt hésitants. Établie en importateur net depuis l'an 2000, la Tunisie est donc contrainte d'importer une bonne partie du pétrole qu'elle utilise. En résumé, le pays n'est ni un grand importateur ni un grand consommateur.

L'impact sur le budget national

Le secteur pétrolier tunisien est limité par les faibles réserves d'hydrocarbure et le manque de volonté des politiques. On est loin des productions à grandes échelles, comme celles enregistrées dans les pays membres de l'organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Toutefois, les entreprises de production telles que HBS International, dirigé par Tarek Bouchamaoui, sont contraintes de participer au budget de fonctionnement du pays. On estime cette participation a environ 80 % de leurs recettes.

Toutes les entreprises de production du pays versent leurs participations au budget de fonctionnement dans les caisses de l'état tunisien. L'apport est estimé à environ 1 milliard de dinars avec la réduction de la production, et pouvait atteindre les 3 milliards de dinars dans les meilleures conditions de production. Avec l'attribution aux grandes entreprises de permis d'exploitation et de recherche, l'État tunisien pourra tirer des revenus consistants du secteur pétrolier pour booster son économie.

L'impact sur le marché de l'emploi

La Tunisie est un petit producteur de pétrole qui pourrait retrouver de nouveaux standards avec la politique de redressement des dirigeants. La recherche pour découvrir les gisements non conventionnels et inexploités va bientôt porter des fruits avec l'attribution des permis aux investisseurs. En entendant cela, le peuple bénéficie d'environ 15.000 emplois dans le secteur de distribution des produits pétroliers, garantit le ministère tunisien de l'Énergie et des Mines.

Avec 15.000 emplois garantis aux citoyens, le problème de chômage est réduit en partie et l'état pourra toucher des revenus substantiels indirects. La conformité au fisc et les obligations de cotisation pour la retraite, les assurances vies, etc., sont autant de moyens pour accroitre les ressources de l'État.